Partager l'article ! atelier du 7 janvier.....les participants ont bien travaillé: Eh oui...chacun a pu faire évaluer son conte...et voilà les résultats: ...
Il était une fois un gamin de sept an, malingre, un visage pâle, des yeux noirs, brillants, des cheveux bruns tout bouclés. Il est vêtu misérablement, non pas avec des haillons, mais presque. C’est le dernier d’une fratrie de dix enfants que ses parents, sans ressources, élèvent péniblement dans une masure au toit en torchis située à l’orée d’une forêt.
Il s’appelle PEPINO ; il est lucide, plein d’énergie, volontaire. Il a décidé de se déplacer dans ce
Pays Enchanteur de Nulle Part à la recherche de subsides pour lui-même et pour les siens et aussi pour aller à la recherche de son frère jumeau FRANCESCO dont il est certain de son existence.
Malheureusement, la chance ne le favorise pas ; la traversée de ce pays ne lui apportant que désillusions et amertume, la faim le tenaillant jusqu’au soir.
La mélodie du chant des oiseaux, des insectes, rien de concret tout cela. PEPINO reste sur la faim. Pas de place pour la rêverie ; les matins, les soirs, tous les moments se ressemblent pour lui.
Les jours passent sans qu’une subsistance n’apparaisse pour combler sa faim et surtout celle de tous les siens. Il y a donc lieu de réfléchir à un nouveau stratège pour s’en sortir . Si seulement son frère jumeau était près de lui ; la réunion de leurs forces faciliterait la réussite de son action ; il est convaincu qu’il en retrouverait sa trace.
Malgré son manque d’expérience, il est courageux ; le voilà donc parti à l’aventure quand il arrive dans un Pays Inconnu, désert en toute saison, une immensité de sable s’étendant devant lui. Aucune frontière n’apparaît nulle part. Seule la voûte céleste d’un bleu lumineux domine cet espace inhabité où règne un silence profond et angoissant. Aucune âme ne le traverse qu’elle soit humaine ou animale . Quel devenir pour PEPINO qui veut sauver les siens de la famine et qui persiste à ne pas douter de l’existence de son frère jumeau FRANCESCO.
Son courage l’a lâché ; épuisé moralement, il s’effondre sur cet espace ingrat et s’endort profondément. A son réveil, il ne se reconnaît plus dans de nouveaux habits décents, pourvu d’un grand cabas, entouré de sacs de blé, de bouteilles de lait, de pots de miel et cadeau suprême : un anneau d’or dans sa main droite. Son enthousiasme naturel refait surface. « C’est sublime pense-t-il » ; « Voilà ma famille sortie de ses difficultés. » ; « Mais comment faire parvenir tout ce bien être à mes parents et à ma fratrie, car les voies et les moyens de communication sont absents de ce Pays Inconnu »… Il s’apprête, tant bien que mal à rassembler ces précieuses victuailles dans le cabas, quant apparaît enveloppé dans un grand tourbillon de poussière, un cavalier au faciès simiesque, perché sur une monture noire qui lui lance cruellement :
- « Arrête, petit ; tu es « gonflé » de t’approprier de toutes ces bonnes choses … »
Mais reprend PEPINO :
- « Il y va de la survie de ma famille ».
- « Ah Oui, Ne rêves pas ! : « tu ne pourras récupérer tout cela qu’après avoir traversé cette mer de sable prescrit l’horrible cavalier.
Et subitement : plus de victuailles, l’anneau d’or s’est échappé de sa main et le voici revêtu de ses anciennes fripes.
Effondré, recroquevillé au bord de cette immensité de sable hostile, il lui faut pourtant obéir à ce monstre perturbateur et autoritaire. Il se met à gratter le sol : un sillon limoneux se fait jour avec un filet d’eau d’où surgit une libellule aux ailes bleues argentées, un anneau d’or entourant son abdomen. Voici ce qu’elle lui dit : « Ne désespère pas, PEPINO.. Nous serons deux à présent dans « ce Pays Inconnu . Je t’aiderai à lancer le défit à ce monstre. Il suffit que tu te relèves et que tu « marches dans mon sillage. Sois attentif, car mes pérégrinations sont souvent tortueuses et tu « pourrais me perdre de vue. «
Les courtes jambes de PEPINO entraînées par de longs périples antérieurs n’eurent aucun mal à suivre ce génie imprévisible. Après une longue journée de marche, PEPINO se présenta chez le monstre hideux, ébahi devant l’accomplissement de l’épreuve. Il rétorqua :
- « Ne crois pas t’en sortir aussi facilement. Avant que tu ne quittes ce Pays Inconnu pour « retrouver le butin qui te tient tant au cœur, va dérober la formule aux trois secrets détenue « par une tribu adverse ».
PEPINO reste « coi » devant cette demande : « Comment pourrais-je échapper à ce nouveau « parcours de combattant ? Ce n’est pas possible ! «
Tourmenté également par l’idée que FRANCESCO est son frère jumeau et qu’il lui appartient de le retrouver , il ne désarme pas ; il se souvient tout d’un coup que, déjà, il avait été aidé dans une mission difficile suggérée par le monstre. Humblement, car cela lui coûte beaucoup de quémander, il revient vers le ruisselet :
- « Gentille libellule à l’anneau d’or, aie pitié de moi, ne me laisse pas entre les mains de ce « triste et hideux intervenant. Pourrais-tu encore une fois, me guider vers l’endroit où se « trouverait la formule aux trois secrets ? «
- « Ne crains rien dit la libellule ; ce Pays Inconnu foisonne de secrets à l’intérieur du sol
- « occupé autrefois par de célèbres divinités détenant des pouvoirs immenses ». Mon vol « aérien sera très sinueux au-dessus des dunes de sable ; tu devras les arpenter et quand « je m’arrêterais à un endroit précis, tu devras t’évertuer à fouiller le sol où sont ensevelis « des trésors antiques non mis à jour encore. »
Cette guide bienfaitrice l’ayant consolé, le mandat délégué par ce monstre, lui paraît léger pourtant la randonnée est longue et pénible.
- « Voici l’endroit ; creuse au pied de cette dune » dit la libellule à l’anneau d’or ». Et aussitôt elle s’envola vers d’autres horizons sans que PEPINO ait eu le temps de la remercier.
Agenouillé, il enfonce ses petites mains agiles dans le sable chaud recouvrant un sol de plus en plus arable ; rencontrant quelques pierres qu’il rejette sur les côtés, il découvre des vestiges archéologiques au milieu desquels dort une boîte rectangulaire comportant l’inscription suivante «
Formule aux Trois Secrets » , boîte munie d’une serrure et d’une clef, accompagnée d’un Message Codé pour l’ouverture de la boîte : « P » - « R » - « L ».
PEPINO s’empresse de récupérer ce trésor et court vers le cavalier au visage horrible . Perplexe,
Ce dernier lui dit :
-« Ah ! Ah ! crois-tu vraiment disposer de ta liberté pour reprendre les victuailles que tu as
« amassées ? »
- « Pitié, implore PEPINO … Il est grand temps que je rejoigne les miens ; ils vont mourir de faim. »
-« Non, non, il n’en est pas question « dit l’homme monstrueux car « tu dois ouvrir cette boîte «
Examinant cet objet sous toutes ses coutures et désespéré de ne pas en trouver l’énigme, PEPINO est sur le point de renoncer quand subitement, il pense à la libellule à l’anneau d’or
Patient, il revient vers le ruisselet, il implore :
- « Ne m’abandonne pas, chère libellule , viens à mon secours, ma famille doit être désespérée.« Crois-tu pouvoir décrypter ce code pour rendre possible l’ouverture de cet étui ? »
- « C’est une chose étrange que tu me demandes-la « dit la libellule à l’anneau d’or, car mes « connaissances dans ce domaine sont très limitées ; je vais tout de même essayer. Pour la « lettre « P », compose le chiffre 16, pour « R » tu composes le chiffre 18 et pour « L » tu « composes le chiffre 12. »
Miracle, la boîte s’est ouverte. A tire d’ailes, la libellule à l’anneau d’or s’enfuit pendant que PEPINO ébloui par cette magie, s’avance vers le tyran harceleur au physique répugnant qui peut lire le message décodé « P » = Pouvoir ; « R » = Richesse ; « L » = Longévité, l’intérieur de la boite contenant les recettes pour atteindre ces buts.
Le rictus de satisfaction ne fait qu’accentuer la laideur de ce faciès où le regard menaçant anéantit PEPINO de terreur quand un éclair fulgurant pulvérise le cavalier hideux et sa monture noire.
- « Quel bonheur ! » PEPINO n’en croit pas ses yeux. Il murmure « Serait-ce la fin de mon « calvaire ? »
Tout à sa surprise, il ne se rend pas compte qu’un battement d’ailes frôle sa tête faisant tomber à terre un Anneau d’Or le même que celui qu’il avait eu la chance de tenir dans sa main droite au moment de son arrivée dans le Pays Inconnu.
Les rayons de soleil sont tellement intenses qu’ils ont le pouvoir d’accomplir des miracles et voici que l’anneau d’or retrouvé se transforme en un véritable train chargé de victuailles dont celles qu’il avait amassées tantôt : sacs de blé, pots de miel, bouteilles de lait. Et comme un bonheur n’arrive pas tout seul , voici le frère jumeau FRANCESCO retrouvé, voyageur privilégié de ce premier convoi.
FRANCESCO s’élance vers PEPINO . Une étreinte qui n’en finit pas secoue les jumeaux dans un ruissellement de larmes entremêlées tellement leur joie est immense. Dans une complicité retrouvée, ils s’élancent vers la machine motrice traversant maintenant le Pays Inconnu qui – grâce à elle- a trouvé un moyen de communication.
Enlacés et débordant de joie et de sérénité, ils vont partager leur bonheur avec leurs parents, frères et sœurs habitant à présent dans un Château Merveilleux . Désormais, grâce aux propriétaires de ce château, ils pourront travailler et élever leurs enfants dignement, loin des affres de la faim fiers de leurs fils PEPINO qui dorénavant après l’expérience vécue – combattra à corps perdu le harcelement moral subi par son prochain en mettant toujours en avant la persévérance dans ses actions « car si rien n’est jamais acquit, il ne faut jamais désespérer » et en se promettant d’avoir constamment un œil protecteur sur frère jumeau FRANCESCO.
F I N (Annie)
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