Partager l'article ! atelier du 4 février.....une scène...et son contraire...: A) l'atelier animé par Laurence a commencé comme souvent par un cadavre exquis ...
A) l'atelier animé par Laurence a commencé comme souvent par un cadavre exquis
1) Urbain dévora la barbe du Père Noël qui fumait sous les étoiles
2) Adam regarda un air gaillard qui marchait au coin du feu
3) Gontrand enleva la montagne qui brillait sur de petits nuages moutonneux
4) Antoine siffla un énorme casse-croûte qui dormait à l’horizon
B) Puis on comence à jouer...sérieusement....
Il s'agit d'écrire un texte d’une vingtaine de lignes sur le thème suivant : Scène de rue
Les adjectifs doivent être nombreux
Le texte est confié au voisin de droite qui doit le réécrire avec le contraire de chaque mot
Ce deuxième texte est confié au voisin de droite qui doit le réécrire avec le contraire de chaque mot. Ceci laisse supposer que le troisième texte a le même sens que le premier. Mais la logique mathématique n’a pas toujours cours en littérature. La preuve dans les quatre textes suivants.
Scène de rue
- I -
La petite fille aux yeux noirs traversa la rue étroite en courant. Sa longue jupe blanche à gros pois rouges s’envolait à chaque petite enjambée.
Mais où courait-elle ainsi ?
Un vieil âne gris trottinait sur le trottoir opposé. La petite fille aux yeux noirs, à la jupe blanche à gros pois rouges vint le rejoindre. Elle se hissa tant bien que mal sur la pointe de ses pieds mignons chaussés de ballerines rose bonbons et lui susurra, la main en paravent devant sa grande oreille poilue, quelque chose d’étrange qui le fit rire de toutes ses grandes dents jaunies par les ans.
L’âne, apprivoisé, se mit soudain à braire à tue-tête sans vouloir s’arrêter un instant si bien que les passants, surpris, ralentissaient, se retournaient, et finissaient par s’agglutiner autour de l’animal déchaîné.
La petite fille aux yeux noirs se mit alors à tourner, tourner, virevolter, légère comme un papillon sur se petits pieds roses qui ne touchaient plus le sol. La foule, muette, était en extase, envoûtée par cette danse magique de derviche.
Les pièces de monnaie tombaient toujours plus nombreuses dans le grand chapeau de paille fleuri posé sur le rebord du trottoir.
Dans un ultime tour endiablé, la fillette aux yeux noirs, à la longue jupe blanche à gros pois rouges ramassa prestement le chapeau de paille fleuri, alourdi par le métal jaune et disparut derrière un pâté de maisons hausmaniennes, sans mot dire, tandis que le vieil âne gris, redevenu muet, trottinait à nouveau sur le trottoir au milieu des badauds interloqués.
Laurence
- II –
La grande fille aux yeux bleus revint sur la large chaussée en marchant. Sa courte robe noire à petits pois verts se plaquait sur son corps à chaque grande enjambée.
Mais où marchait-elle ainsi ?
Une jeune mule noire courait sur la même chaussée. La grande fille aux yeux bleus, à la courte robe noire à petits pois verts s’enfuit. Elle se baissa facilement sur la plante de ses vilains pieds chaussés de talons aiguilles vert amande et lui cria le poing tendu vers la petite oreille lisse, quelque chose d’évident qui la fit pleurer de toutes ses dents étincelantes.
La mule sauvage se tut soudain et s’arrêta, si bien que les voisins aux fenêtres, pas du tout étonnés, accéléraient, se retiraient et commençaient à s’éparpiller dans la rue loin de l’animal docile.
La grande fille aux yeux bleus s’arrêta de tourner, lourde comme un éléphant sur ses grands pieds noirs qui s’alourdissaient.
Les rares voisins hurlant étaient horrifiés, écœurés par cette statique de robot.
Aucune pièce d’or ne tombait dans le petit sac de cuir peint qu’elle tenait à la main.
Dans ses premiers mouvements au ralenti, la grande fille aux yeux bleus, à la courte robe noire à petits pois verts, jeta lentement le sac de cuir peint, léger, et stationna devant un immeuble de béton. Elle hurla tandis que la jeune mule noire braillant s’enfuyait sur la chaussée et que les voisins regagnaient leur domicile, réjouis.
Suzanne.
- III –
La petite fille aux yeux châtains alla sur la large chaussée en reculant. Sa longue robe blanche à raies rouges flottait autour de son corps. À petit pas, où n’allait-elle pas ainsi ?
Une vieille mule baie stationnait sur la chaussée. La petite fille à la longue robe blanche à raies rouges ne s’enfuit pas. Elle se leva lentement sur les talons de ses jolis pieds chaussés de talons plats rouge cerise et lui murmura la main contre sa poitrine vers la grande oreille rugueuse, quelque chose de flou qui la fit rire de toutes ses grandes dents noires. La mule apprivoisée hennit et repartit si bien que les voisins aux fenêtres, tout étonnés ralentissaient, revenaient et commençaient à se regrouper loin de la rue près de l’animal impétueux. La petite fille aux yeux châtains se mit à tourner, légère comme une alouette sur ses petits pieds blancs qui devenaient légers. Les nombreux voisins silencieux étaient satisfaits, contents, par cette danse de rapide robot.
Plusieurs pièces d’or tombaient dans le grand sac de cuir brut qu’elle tenait à la main. Dans ses premiers mouvements accélérés, la petite fille aux yeux châtains, à la longue robe blanche à raies rouges prit rapidement le sac de cuir brut lourd, marcha devant un immeuble de béton. Elle resta silencieuse tandis que la vieille mule baie restait sur la chaussée, que les voisins fuyaient de leur domicile, insatisfaits.
René
Un autre exemple...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||